Nous connaissons bien les rituels funéraires d’ici. Mais il existe des coutumes bien différentes des nôtres ailleurs dans le monde. Jetons-y un coup d’œil !

Madagascar et la fête de retournement des morts

La cérémonie de « famadihana », est appelée également la fête de retournement des morts. Dans ce pays, les défunts continuent d’exister dans l’esprit des vivants qui ont alors la responsabilité d’entretenir les corps de leurs aïeuls.

Tous les 7 ans environ, à la saison hivernale, les membres d’une même famille déterrent le squelette d’un de leurs ancêtres et l’enveloppent délicatement dans un linge blanc.

En le portant en honneur au-dessus de leurs têtes, les proches du défunt dansent autour et lui rendent hommage avant, finalement, de le remettre soigneusement dans son lieu de repos. Selon la philosophie malgache, les âmes des défunts ne rejoignent définitivement le monde des ancêtres qu'au bout d'une longue période pouvant durer des années, et après l'accomplissement de cérémonies appropriées.

À Madagascar cependant, ce rituel se tient dans une grande festivité réunissant tous les membres du groupe. À cette occasion, les linceuls de soie recouvrant les restes mortuaires sont renouvelés.

La cérémonie peut non seulement avoir lieu sept ans après le décès mais peut être provoquée par un des membres de la famille qui a rêvé qu'un ancêtre demandait une cérémonie, ou même par l’enterrement d'un nouveau défunt.

De nos jours, la pratique du famadihana tend à se raréfier, d'une part en raison du coût souvent élevé de la cérémonie, et d'autre part en raison de l'influence occidentale.

Photo: Bynativ.com